La déportation des Tsiganes de France et de Belgique
LivreDisponible
Publication
Paris : Éditions Tirésias-Michel Reynaud, 2026
Collection :
Ces oubliés de l'histoire
Importance matérielle
1 vol. (237 p.) : ill. : 24 cm
Sur les Tsiganes entre 1933 et 1945, il restait à explorer et documenter les mécanismes et processus d une politique d internement et d extermination, dans ses principes, sa temporalité, et avec la complicité des États allemands, français, belges, norvégiens et plus généralement européens. L auteure analyse la façon dont les Nomades et les Tsiganes, en dépit d un enracinement ancien, se sont retrouvés pris au piège des législations, françaises et belges, antérieures à l arrivée au pouvoir de Hitler. Ces dispositifs légaux ont créé des régimes d exception et se sont cumulés avec les autorités nazies d occupation. Rangés dans la catégorie des Zigeuner en vigueur en Allemagne selon des critères ethnoraciaux. Leur déportation est déclenchée par le Reichsführer-SS Himmler qui a signé le décret d Auschwitz le 16 décembre 1942 avec application spécifique dans la Zone rattachée à Bruxelles et les Pays Bas le 29 mars 1943. Cette décision donne le signal des rafles et de la déportation des Tsiganes. Ils font l expérience de la stérilisation et des expérimentations médicales en lien avec les universités allemandes de médecine. L ouvrage étudie les années 1942-1943 qui marque l entrée de l Allemagne dans la « Guerre totale » avec utilisation systématique de la main-d Suvre concentrationnaire. Pour ce faire les survivants du « camp tsigane » de Birkenau sont envoyés dans les camps de concentration de Buchenwald, Ravensbrück, Dora et leurs Kommandos. Les opérations Meerschaum et Frühlingswind mettent à disposition de l industrie allemande une main-d Suvre servile et renouvelable. Cet ouvrage interroge les historiens sur la qualification de la persécution à l encontre des Tsiganes et des Nomades : les responsabilités nationales, la création de camps d internement et de concentration, l articulation entre le judéocide et l extermination des Tsiganes, la temporalité des processus entre intentionnalité et fonctionnalité, l utilisation généralisée du terme génocide.