Petite histoire des mots d'esprits célèbres
LivreDisponible
600 citations commentées
Publication
Paris : Omnibus, impr. 2014
Importance matérielle
1 vol. (632 p.) : 20 cm
Devinettes.
1. Qui le premier a voulu bâtir les villes à la campagne ?
2. De Rabelais ou de Montaigne, lequel a écrit qu« au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul » ?
3. Qui était lhomme célèbre dont on disait qu« il était capable de tout pour de largent, même dune bonne action » ?
4. « Le voilà donc ce nez qui, des traits de son maître / Sest souillé lâchement ! Il en rougit, le traître ! » Vous savez qui a écrit ces vers
mais qui Edmond Rostand parodiait-il ?
5. Quel est lhomme desprit français qui détestait le plus les enfants ?
6. Quest-ce quun kakemphaton ?
Réponses puisées dans la Petite histoire des mots desprit célèbres.
1. M. Prudhomme. Ce personnage dHenri Monnier est lauteur trop oublié de beaucoup de mots passés dans le langage commun. Son bon sens lui avait fait noter que « si Bonaparte fût resté lieutenant dartillerie, il serait encore sur le trône ». Nous lui devons aussi : « Cest mon opinion et je la partage. »
2. Montaigne, dans le chapitre « De lexpérience » de ses Essais. Il poursuit ainsi : « Nous avons beau monter sur des échasses. Sur des échasses encore faut-il marcher sur nos jambes. »
3. Mirabeau. Lauteur du mot est le pamphlétaire royaliste Rivarol, qui disait du même, connu pour sa laideur : « Cest lhomme du monde qui ressemble le plus à sa réputation. »
4. Théophile de Viau, poète précieux qui avait écrit en 1621 un très sérieux Pyrame et Thisbé dans lequel on lisait : « Ah ! voici le poignard qui, du sang de son maître / Sest souillé lâchement : il en rougit, le traître
»
5. Paul Léautaud, sans doute. Á ceux qui étaient tentés de câliner les bébés, il conseillait de résister : comment savoir si lun deux ne deviendrait pas Hitler ?
6. Un kakemphaton est un calembour involontaire. Le plus célèbre est de Corneille, dans Polyeucte : « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle / Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. »