RENTREE LITTERAIRE 2021

Le 11/12/2020 à 14h00

La rentrée littéraire par Frédéric Nève

En manque d'idée de lectures ?
Une envie d'offrir un livre pour les fêtes ?


Comme chaque année, on vous propose les incontournables de cette rentrée littéraire décryptés par Frédéric Nève, bibliothécaire et libraire passionné. Au programme, littérature belge, française, étrangère en mettant à l'honneur les prix littéraires et les perles éditoriales de cet automne.

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Réservation indispensable

à l'Accueil de l'Espace Carême, par téléphone au 02/526.83.30-40 ou via ce formulaire

  • « Premier sang » Amélie Nothomb – Albin Michel 

Dans ce nouveau roman, Amélie Nothomb rend hommage à son père, Patrick Nothomb,  décédé en 2020. Principalement son enfance, alors qu’il découvre la « tribu » Nothomb. La fin  du roman étant consacrée à son vécu comme consul à Stanleyville au Congo, alors qu’il doit  faire face à la plus grande prise d’otages de l’histoire. Un portrait touchant, sensible mais à la « sauce « Amélie Nothomb, c’est-à-dire avec beaucoup d’humour et de fantaisie. 

  • « Enfant de salaud » Sorj Chalandon – Grasset 

Cet ouvrage est le deuxième volet d’un de ses précédents romans « Profession du père » dans  lequel il explorait la mégalomanie, la perversité et les mensonges de son père. Cette « suite »  retrace la jeunesse de son père pendant la seconde guerre mondiale. Il portera jusqu’à cinq  uniformes différents ! Un livre puissant, sur le thème du mensonge et de la trahison. 

  • « La porte du voyage sans retour « David Diop - Seuil 

Un roman qui vous entraine dans un voyage initiatique et fascinant au Sénégal, pendant la  période colonialiste et esclavagiste du 18esiècle. Nous suivons un certain Michel Andelson,  botaniste, qui voyagea au Sénégal pour récolter les éléments de sa future encyclopédie  universelle du vivant. Mais son voyage prendra la forme d’une quête amoureuse pour  retrouver une jeune femme noire, vendue par sa propre famille comme esclave. Un roman à  la fois historique, puissant, poétique et exotique.  

  •  « La volonté » Marc Dugain – Gallimard 

Marc Dugain raconte la vie de son père et son histoire familiale. Un père à la vie hors du  commun. Atteint très jeune de poliomyélite, il surmonte son handicap pour faire de hautes  études et obtenir un poste important dans l’administration. C’est aussi un portrait de la France  post colonialiste. Un très beau roman 

 

  • « Mon maitre et mon vainqueur » François-Henri Désérable - Gallimard 

Un homme est convoqué devant un juge pour répondre à des questions au sujet de son ami,  Vasco, mis en accusation. Nous allons découvrir une histoire d’amour tumultueuse sur fond  de poésie. Un roman léger, drôle tout en poésie. 

 

  • « Rien ne t’appartient » Natacha Appanach – Gallimard 

A la mort de son mari, Emmanuel, Tara a cessé de s’alimenter, de se laver, de ranger son  appartement parisien, transformé bientôt en taudis. Remonte à la surface, sa vie d’avant  Emmanuel, quand elle s’appelait Vijaya et vivait dans un pays ravagé.  

Un roman d’une grande sensibilité sur la mémoire, le deuil, le corps et le désir.  

 

  • « Le fils de l’homme » Jean Baptiste Del Amo – Gallimard 

L’histoire d’un enfant de neuf ans qui voit ressurgir son père dans sa vie. Un père violent qui  va l’entrainer, lui et sa mère, dans un destin tragique. 

Roman puissant sur le thème de la transmission, de l’enfance, de la nature sous la forme d’un  huis clos suffoquant.  

 

  • « Seule en sa demeure » Cécile Coulon -L’iconoclaste 

Nous sommes au XIXe siècle, mariée à Candre, Aimée, 18 ans, s’apprête à quitter la présence  rassurante de ses parents pour le domaine Marchère, entouré de la forêt d’Or. Il s’agit d’un  mariage arrangé. Mais Candre est riche, pieux et de bonne réputation. Il se montre très  attentif envers sa femme. Mais très vite, l’atmosphère du domaine va devenir oppressante.  Un secret pèse sur la famille. L’autrice fait monter habillement la tension jusqu’au  dénouement final inattendu. 

 

  • « Une certaine raison de vivre « Philippe Torreton – Robert Laffont 

Jean Fournier a échappé aux massacres de 14-18, indemne physiquement mais traumatisé  psychologiquement. Il n’aspire plus à rien. Mais il va avoir le coup de foudre pour, Alice, la fille  de son patron . Cet amour va lui permettre de gravir les échelons. Toujours hanté par la  guerre, il exorcise ses démons par l’écriture.  

L’auteur continue d’explorer les méfaits de la guerre à travers des personnages attachants. 

 

  • « Carte postale » Anne Berest – Grasset 

Anne Berest interroge sa mère sur une carte postale anonyme que celle-ci a reçue dix ans plus  tôt et qui porte seulement les noms de quatre descendants : Ephraim, Emma, Noémie et  Jacques, tous morts à Auschwitz en 1942. L’enquête commence…L’auteure retrace l’histoire  de sa famille tout en s’interrogeant sur le sort des juis à travers les siècles, la participation de  Vichy et l’antisémitisme actuel. 

 

  • « Son fils » Justine Lévy – Stock 

La narratrice de ce roman est la mère d’Antonin Artaud, poète, romancier, acteur, dessinateur et théoricien du théâtre français. Il est atteint de graves troubles psychiques. On suit le combat  d’une mère pour protéger son fils et le sauver de la folie. Un roman au départ sur Antonin  Artaud mais qui finalement, en devient un sujet universel, l’amour sans limite d’une mère pour  son fils.  

 

  • « S’adapter » Clara Dupont-Monod – Stock 

Les enfants d’une famille face au handicap. Il y a le grand frère, dévoué pour son petit frère  handicapé. La grande sœur, qui est dans le rejet, la colère. Et enfin, le dernier né qui symbolise  la renaissance. Livre très touchant. 

 

  • « La fille qu’on appelle » Tanguy Viel -Minuit 

Laura a rendez-vous avec le maire de sa ville natale afin d’avoir de l’aide pour trouver un travail  et un logement. Mais le rendez-vous ne va pas se passer comme prévu…

 

 

  • « La félicité du loup » Paulo Cognetti – Stock 

Fausto, 40 ans, écrivain et Silvia, 28 ans, ont trouvé refuge dans un petit village du Val d’Aoste.  Lui, comme cuisinier, elle, comme serveuse. Va naitre une relation amoureuse. Avec pour  décor, la montagne, ses superbes paysages, ses hommes et sa loi. Un très beau roman sous  forme de bouffée d’air frais.  

 

  • « Klara et le soleil » Kazuo Ishiguro – Gallimard 

Josie, une adolescente malade, reçoit en cadeau, Klara, une AA, une amie artificielle.  Tout l’intérêt du livre est qu’il se place du côté du robot qui perçoit finement le monde  environnant pour l’interpréter et le scanner à seule fin de mieux nous comprendre et nous  servir. Ce roman fait réfléchir sur, à quel point sommes-nous irremplaçables ? Qu’est-ce  qu’une vie réussie ?  

 

  • « Au-delà de la mer » Paul Lynch – Albin Michel 

Bolivar, vieux loup de mer et un jeune homme Hector, se retrouve à la dérive sur leur bateau  de pêche au milieu de l’océan Pacifique. Leur isolement va provoquer toutes une série de  sentiments humains, comme la violence, l’amitié, le renoncement, l’espoir,…Un roman  philosophique admirable qui sonde les mystères de la condition humaine. 

 

  • « Où vivaient les gens heureux » Joyce Maynard – P. Rey 

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New  Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui  ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants. Jusqu’au jour où survient un  terrible accident…Très beau récit de la vie d’une femme…

 

  • « Quatre heures, vingt-deux minutes et dix-huit secondes » Lionel Shriver – Belfond. 

Un couple de sexagénaires, Serenata et Remington. Elle, a toujours été sportive mais a dû  arrêter à cause de problèmes aux genoux. Lui, du jour au lendemain, décide de courir un  marathon alors qu’il n’a jamais fait de sport avant. Serenata va être agacée par cette nouvelle  activité de son mari jusqu’à en devenir un grain de sable dans le couple. Voilà le portrait d’un  couple qui décrie les travers de notre époque (peur de vieillir, obsession narcissique…). C’est  ironique, cinglant avec des dialogues qui font mouche. 

 

  • « Danse de l’eau » Tan-Nehisi Coates – Fayard 

Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s’est vu  voler les souvenirs qu’il avait d’elle. Tout ce qui lui est resté, c’est un pouvoir mystérieux que  sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une  rivière, c’est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de  s’enfuir, loin du seul monde qu’il ait jamais connu. Ainsi débute un périple plein de surprises,  qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des plantations de Virginie jusqu’aux  bastions d’une guérilla acharnée au cœur des grands espaces américains, du cercueil  esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors  même qu’il s’enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram  demeure plus que jamais déterminé à sauver la famille qu’il a laissée derrière lui. Dans son  premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et  d’exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, leurs familles  brisées, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté. (note de l’éditeur). 

 

  • « Sidérations » Richard Powers – Actes Sud 

Dans une Amérique au bord du chaos politique et climatique, un père embarque son jeune fils  souffrant de troubles du comportement dans une sidérante expérience neuroscientifique.  Richard Powers signe un nouveau grand roman questionnant notre place dans le monde et  nous amenant à reconsidérer nos liens avec le vivant. (extrait de Babelio) 

8-« Lorsque le dernier arbre » Michael Christie – Albin Michel 

Michael Christie signe un grand hommage nature, une grande saga sociale et écologiste qui  célèbre les liens intimes de l’humanité avec les arbres. 

 

  • « Memorial Drive » Natasha Trethewey – Ed. de l’Olivier 

Le 5 juin 1985, Gwendolyn est assassinée par son ex-mari, Joel, dit « Big Joe ». Plus de trente  an après ce drame qui changea sa vie, Natasha Trethewey, sa fille, affronte enfin sa part  d’ombre en se penchant sur le destin de sa mère. Tout commence par un mariage interdit  entre une femme noire et un homme blanc dans le Mississippi. Suivront une rupture, un  déménagement puis une seconde union avec un vétéran du Vietnam. À chaque fois,  Gwendolyn pense conquérir une liberté nouvelle. Mais la tâche semble impossible. Elle est  toujours rattrapée par la violence. 

Dans ce récit déchirant, Natasha Trethewey entremêle la trajectoire des femmes de sa famille  et celle d’une Amérique meurtrie par le racisme. Elle rend à sa mère, Gwendolyn Ann  Turnbough, sa voix, son histoire et sa dignité. (note de l’éditeur). 

 

  • « Shuggie Bain » Douglas Stuart – Globe 

Glasgow, début des années 80. Un jeune garçon assiste au lent effondrement de sa mère,  qui sombre dans la misère et l’alcoolisme. Un grand roman sur l’amour filial.

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